Une femme qui fait du business porte beaucoup de noms. On la dit femme d’affaires, businesswoman, entrepreneure ou entrepreneuse, cheffe d’entreprise, dirigeante et parfois womenpreneuse ou girl boss. Chaque mot raconte une nuance : un registre soutenu ou familier, un anglicisme ou un terme bien français, une couleur militante ou marketing. Voici le tour d’horizon de ces appellations pour choisir celle qui vous ressemble.
Quel mot choisir pour une femme qui fait du business ?
Il n’existe pas un seul mot juste mais une petite famille de termes, chacun avec sa tonalité. Le bon choix dépend de ce que vous voulez mettre en avant : votre fonction, votre projet, votre énergie ou votre engagement pour l’entrepreneuriat au féminin. Avant de détailler chaque appellation, voici une vue d’ensemble des registres pour vous repérer d’un coup d’œil.
| Appellation | Registre | Ce qu’elle évoque |
|---|---|---|
| Femme d’affaires | Courant, neutre | Une professionnelle aguerrie, à l’aise dans les affaires |
| Businesswoman | Anglicisme chic | Version internationale de femme d’affaires |
| Entrepreneure / entrepreneuse | Courant | Celle qui crée et porte son projet |
| Cheffe d’entreprise, dirigeante | Formel | La fonction de direction avant tout |
| Womenpreneuse | Communautaire, militant | L’entrepreneuriat féminin pleinement assumé |
| Girl boss | Familier, marketing | Une image pop, un brin datée |
Femme d’affaires et businesswoman, les valeurs sûres ?
Femme d’affaires reste l’appellation la plus large et la plus consensuelle. Elle désigne une professionnelle engagée dans le monde des affaires : dirigeante, entrepreneure, cadre supérieure ou investisseuse. Le terme ne dit rien de la taille de l’entreprise ni du statut juridique. Il évoque surtout une posture : celle d’une femme qui décide, négocie et fait avancer ses projets.
Sa cousine anglaise, businesswoman, dit exactement la même chose avec une touche internationale. Les dictionnaires français l’ont adoptée comme anglicisme courant, équivalent direct de femme d’affaires. Son pluriel suit l’anglais : on écrit businesswomen. Ce mot sonne moderne et ambitieux, parfait pour un pitch ou une bio LinkedIn, mais il garde toujours ce petit parfum venu d’ailleurs.
Faut-il dire entrepreneure ou entrepreneuse ?
Dès qu’une femme crée sa boîte, une autre question surgit : entrepreneure ou entrepreneuse ? La grammaire tranche pourtant net. Les noms de métier masculins en « eur » se féminisent en « euse », comme vendeuse ou chercheuse. Le dictionnaire ne retient donc qu’une seule forme : entrepreneuse. C’est la réponse correcte côté règle.
L’usage raconte une autre histoire. La forme « entrepreneure » nous vient du Québec, façonnée dans les années 1970 en même temps qu’ingénieure. Beaucoup de dirigeantes la préfèrent car elle sonne plus proche du masculin et leur semble plus égalitaire. D’autres jugent qu’« entrepreneuse » traîne une connotation gênante, par proximité sonore avec entraîneuse ou coureuse. Résultat : la norme dit entrepreneuse, le terrain écrit souvent entrepreneure. Les deux se comprennent et se défendent. Si le débat orthographique vous passionne, sachez qu’il se rejoue à l’identique pour le statut d’auto-entrepreneuse.
Le jour où la moitié des entrepreneurs seront des femmes, on ne se posera plus la question.
Womenpreneuse et girl boss, les mots de la nouvelle génération ?
Deux appellations plus récentes complètent le tableau, avec une charge militante ou marketing.
- Womenpreneuse : mot-valise formé de women et entrepreneur. Il met en avant la dimension de genre et célèbre l’entrepreneuriat féminin comme un héritage à transmettre. Dans la même veine, on croise le terme cousin femtrepreneur, bâti sur le même principe. Pratique pour fédérer une communauté, il peut aussi agacer celles qui le trouvent un brin stigmatisant, comme si entreprendre au féminin relevait d’une catégorie à part.
- Girl boss : popularisé par les réseaux et le marketing des années 2010, il colle une image pop et conquérante à la jeune dirigeante. Punchy sur un visuel, il a vieilli vite et prête aujourd’hui à sourire. À manier avec un brin de second degré.
Au fond, aucun de ces mots n’est faux. Femme d’affaires rassure, entrepreneure ou entrepreneuse colle à celles qui créent, womenpreneuse fédère et girl boss amuse. Le vrai conseil malin : choisissez le terme qui traduit votre réalité et votre fierté, puis assumez-le sans complexe.







