Femtrepreneur : c’est quoi exactement ce terme ?

Femtrepreneur désigne une femme entrepreneuse, autrement dit une femme qui crée, reprend ou dirige une activité avec une posture d’initiatrice. Le mot apparaît dans un contexte où l’on veut nommer, rendre visible et fédérer l’entrepreneuriat féminin, avec ses freins et ses leviers propres. Le terme attire l’attention sur une réalité genrée du terrain, entre inégalités d’accès au financement et nouvelles communautés de soutien. Son usage demande du tact, car certaines personnes y voient une étiquette réductrice, voire une façon de pointer une différence plutôt que de la banaliser.

Origine et définition précise de femtrepreneur

Femtrepreneur fonctionne comme un mot-valise, né de la rencontre entre « femme » et « entrepreneur », sur le modèle anglophone « womenpreneur ». Il sert à désigner des femmes à la tête d’une entreprise ou engagées dans une démarche entrepreneuriale, en mettant l’accent sur leur rôle d’actrices économiques. Le terme « entrepreneur » ne sort pas d’un manuel de gestion récent, il porte une histoire longue, marquée par l’action et la prise d’initiative. Son sens glisse au fil des siècles, d’un imaginaire d’exploits vers une réalité de projets, d’innovation et de risque.

  • Moyen Âge : Le mot « entrepreneur » renvoie à l’action d’entreprendre, associée à la chevalerie et à des actes d’audace, presque héroïques.
  • XVIIIe siècle : Le terme s’ancre dans l’économie et désigne l व्यक्ति qui engage des moyens, prend un risque et organise une activité.
  • Usage actuel : Femtrepreneur désigne une femme qui entreprend, avec un parallèle direct à « womenpreneur », souvent utilisé dans les réseaux business internationaux.

Femtrepreneur vs entrepreneuse : quelle différence ?

Le féminin correct d’entrepreneur

clarifier les formes, sans posture militante ni querelle de chapelle. L’office québécois de la langue française privilégie « entrepreneuse » pour les noms en -eur, tout en admettant « entrepreneure ». Dans l’usage, « entrepreneure » circule beaucoup à l’oral, sous l’influence de l’anglais, et les préférences se répartissent entre plusieurs options.

Usage / repère À retenir
Entrepreneuse Forme régulière recommandée par l’OQLF pour les mots en -eur.
Entrepreneure Forme admise, très fréquente à l’oral. 39 % des usages dans certaines mesures.
Entrepreneur au féminin neutre Emploi du masculin comme neutre dans certains contextes. 29 % des usages.
Femtrepreneur Mot-valise qui insiste sur le genre et la visibilité. 32 % des usages côté « entrepreneuse » sert de repère face aux variantes.

Pourquoi un terme genré comme femtrepreneur ?

Le mot sert souvent de projecteur : il signale des réalités que le vocabulaire générique rend moins visibles, surtout dans les écosystèmes où les réseaux et les capitaux se transmettent entre initiés. Il agit aussi comme un marqueur communautaire, pratique pour rassembler, communiquer, créer des programmes et faire émerger des récits. Bref, il répond à un besoin de repères, de reconnaissance et d’entraînement collectif.

  • Défis et opportunités : Le terme met en lumière des obstacles récurrents et des leviers propres aux parcours féminins.
  • Matrimoine : Il participe à valoriser un héritage culturel et économique porté par des femmes, trop souvent relégué au second plan.
  • Rôle-modèle : Il aide à citer des trajectoires inspirantes, à l’image d’Helena Rubinstein, figure d’ascension par l’audace et la stratégie.
  • Cercle vertueux : Il nourrit l’identification, déclenche des vocations et renforce l’envie de transmettre.

Le revers existe : certaines entrepreneuses le jugent condescendant, comme si l’entrepreneuriat féminin restait une catégorie à part. Dans ce cas, l’écriture inclusive « entrepreneur·e » offre une alternative, plus neutre et plus englobante.

Contexte de l’entrepreneuriat féminin en France

L’entrepreneuriat féminin se définit aussi de façon opérationnelle : une femme fonde ou gère une entreprise, assume les risques et pilote des décisions structurantes. En France, l’État a cherché à accélérer ce mouvement dès 2013 avec un plan dédié, conçu pour encourager la création et la reprise d’entreprise par des femmes. Ce plan s’appuie sur deux ressorts concrets : l’accompagnement et le financement. Il vise la mise en mouvement, pas le slogan, avec des dispositifs pensés pour lever des verrous connus.

Le fonds de garantie à l’initiative des femmes, le FGIF, intervient comme un facilitateur d’accès au crédit, en sécurisant une partie du risque pour la banque. L’objectif fixé à l’horizon 2015 annonçait une hausse de 10 % du nombre de femmes créatrices d’entreprises. L’action se déploie sur le terrain, avec un accompagnement territorial qui ne se limite pas aux métropoles et inclut aussi les zones rurales. Dans ce décor, « femtrepreneur » prend son sens : il s’inscrit dans une dynamique économique et sociale déjà outillée.

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